Politique
samedi août 19, 2017
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''Batapa webeja, tshipatwila mwele mu nsapu, wamanya'' (Babanya K.)

Quand ceux et celles qui donnent la mort sont encensés et/ou imités, il serait important de question la société sur son état mental et psychologique. La défense acharnée des intérêts immédiats dans les pays convoités ou chez autrui, l'idolâtrie du pouvoir et de l'avoir peuvent relever des cas cliniques (ou cyniques) de délire mégalomaniaque, de perversité narcissique, de socio ou de psychopathie.

En marge d'une résistance organisée dans les cas de légitime défense, l'imitation des ensauvagés ou des thanatophobes serait une question sociétale à analyser en profondeur.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO

Ne nous leurrons pas. Dans un monde où ''l'argent a phagocyté le processus politique'', les Kabila et les Kagame trouveront toujours des alliés de leur processus d'extermination et de balkanisation du Congo-Kinshasa. La lutte pour les intérêts congolais devrait prendre en compte ce changement de paradigme au niveau des Etats nommés ''grandes puissances''. Ce que Guillaume Debré a remarqué après plusieurs années passées aux USA n'est pas une nouveauté. Cela date de l'après deuxième guerre mondiale.La lutte contre la démocratie populaire est une constante de la politique américaine. Croire que les USA vont soutenir une démarche de démocratie souveraine au Congo-Kinshasa est une illusion. Les conseilleurs de JOKA le savent. Ils savent que face à l'argent et aux intérêts bassement matérialistes, la vie humaine n'a pas de prix.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO 

Avoir comme coachs communs le NDI et la Fondation Buffet et chercher à mettre les masses populaires dans la rue peut être une réponse à leur instinct tanatophile. C'est leur permettre de voir les proys qu'ils soutiennent dans leur guerre de basse intensité (depuis 1990) exterminer une partie de la population congolaise qu'ils considèrent comme ''inutile'' et ''inutilisable''. Ils ont du mépris raciste à son endroit. Ils ont peur de sa croissance en nombre. Il est quand même curieux que nos compatriotes coachés ainsi que leurs partis politiques et ONG ne puissent pas se poser la question de savoir pourquoi ces agences (NDI, NED, USAID, OPEN SOCIETY) et les différentes fondations les subventionnant n'ont pas, jusqu'à ce jour, appeler à la création d'un Tribunal Pénal pour le Congo.

 

Depuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant que sujet souverain et acteur ayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encore de l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d'eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciser que le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre. Du moment qu'il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885. Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.