Politique
dimanche décembre 17, 2017
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« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre » D. MITTERRAND

Des politicards congolais avides d'une lecture opportuniste des textes fabriqués pour prendre les Congolais(es) en otage voudraient les convaincre que cinq plus cinq, cela ne fait pas dix.A leur entendement, cela fait douze. Ils disent de ceux qui soutiennent que cette opération (au sujet des mandats frauduleux de leur ''raïs'') relève d'un calcul mental très simple qu'ils sont tombés dans ''le constitutionnalisme''. Et quand vous leur dites que vous ne pouvez pas, à huis-clos, en étant au nombre de 300, décider de l'avenir de plus de 65.000.000 de Congolais(es), au nom de la démocratie souveraine, ils vous répondent que vous lutter contre ''leur jeune démocratie''. Si vous leur rappelez que ''leur autorité morale'' avait dit que ''la Constitution c'est notre Bible'' et qu'il la respectera ; et que l'un de ses ''proches'' avait dit que pour qu'il demeure calife à la place du calife, il faut qu'il marche sur son cadavre, ils vous répondent que la politique est dynamique. Et ils ajoutent :''Nous avons signé un accord sans savoir comment il sera appliqué''... Voilà ! Ils ont tout faux. L'histoire les rattrapent. En relisant attentivement notre histoire de ces quinze dernières années, nous retrouvons parmi ces 300 délégués au ''monologue dit inclusif'', des compatriotes pris dans le clientélisme avec ''un Cheval de Troie'' du Rwanda et mercenaire des entreprises multinationales. Les textes les indiffèrent. A plusieurs occasions, ils les manipulent pour avoir accès et/ou se maintenir à la mangeoire.

 

Accueillir Kyungu Mutanga au grand jour, à renfort de tambours et de danses, est un signe. Celui-ci demande d'être décrypté, d'être déchiffré. De quoi cet accueil peut-il être le nom ? Pourquoi ce criminel de guerre et contre l'humanité revient-il à la vie normale pendant que certains fils et certaines filles du pays sont jetés au quotidien en prison et/ou enfermés dans cette prison à ciel ouvert qu'est le Congo-Kinshasa ? Oui. Cet accueil peut être lu de plusieurs façons. Notre lecture à nous s'inscrit dans une histoire où, depuis plus de vingt ans, les seigneurs de guerres ayant infiltré les institutions du pays, constituent un réseau d'élite de prédation puissant pour les affaiblir et dominer les populations congolaises en toute impunité.

 

La relecture de notre histoire ne devrait pas nous conduire à mettre entre parenthèse l'existence de toutes les forces d'indocilité congolaises et africaines liguées contre l'ordre colonial et néocolonial retranchées dans le maquis de notre histoire collective ; et souvent prêtes à en découdre avec ses auteurs intellectuels et leurs nègres de service. Grâce à ces forces, des tentatives de mettre fin à cette crise de légitimité plurielle sont menées.Malheureusement, elles font face à des forces réactionnaires au service des acteurs pléniers de la tragédie congolaise. Des embourgeoisés se lèvent au cœur de l'Afrique pour torpiller notre mémoire collective. Ils vous disent que la crise de légitimité au Congo-Kinshasa est liée à la violation de ''la charte d'occupation anglo-saxonne'' (abusivement dénommée constitution) de ce pays par des proxys interposés. Ce faisant, ils font le jeu de ''leurs maîtres'' cherchant à trouver une issue heureuse à un mercenaire ayant vendu le pays de Lumumba aux enchères.

''Batapa webeja, tshipatwila mwele mu nsapu, wamanya'' (Babanya K.)

Quand ceux et celles qui donnent la mort sont encensés et/ou imités, il serait important de question la société sur son état mental et psychologique. La défense acharnée des intérêts immédiats dans les pays convoités ou chez autrui, l'idolâtrie du pouvoir et de l'avoir peuvent relever des cas cliniques (ou cyniques) de délire mégalomaniaque, de perversité narcissique, de socio ou de psychopathie.

En marge d'une résistance organisée dans les cas de légitime défense, l'imitation des ensauvagés ou des thanatophobes serait une question sociétale à analyser en profondeur.