Politique
mercredi juin 28, 2017
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De plus en plus, des langues se délient et parlent des rencontres informelles ayant eu lieu entre le camp dit de l'opposition et celui dit de la Majorité Présidentielle. A entendre les uns et les autres, il semble que les questions supposées cruciales, c'est-à-dire celle du fichier électoral à actualiser et celle de l'argent à mobiliser, n'ont pas été au cœur de ces échanges. Non. Ces rencontres informelles ont planché sur ''la gestion du pouvoir-os'' à l'issue de ce que les deux camps présentent comme étant ''la fin du deuxième mandat de Joseph Kabila''.

Depuis le début du faux processus de ''démocratisation du Congo-Kinshasa'' par ''la guerre raciste, de prédation et d'occupation'' interposée, une théâtralisation de la scène politique congolaise conduit à la prise en otage des masses populaires par ''un conglomérat d'aventuriers'' issu de cette guerre et rejoint par des ''faux opposants désargentés''(ou cupides), ''des vieux dinosaures mobutistes'' et des nouveaux riches de la société civile, présidents à vie des ONG au service de l'Open Society de George Soros.

 

Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.

Le triangle de la mort ou de destruction du Congo-Kinshasa comprend trois principales ligues, dont le modus operandi, à l’intérieur de chaque bloc, diffère de celui d’une compétition sportive normale. En effet, dans une concurrence sportive, les différents protagonistes sur le terrain du jeu jouent d’abord à l’affrontement. Et ce n’est que par la suite, après une dispute bien engagée entre des équipes opposées aux unes et aux autres, et lesquelles, selon les règles du jeu bien avant définies, essayent de gagner des points en vue de remporter chacune le tournoi en empochant le prix ou le trophée pour lequel elles concouraient. Mais au Congo-Kinshasa, tout fonctionne à l’envers, car ce genre de compétitivité qui se solde soit par un vainqueur, soit par un vaincu n’est pas à l’ordre du jour. Sur le terrain de jeu, au Congo-Kinshasa, l’antagonisme et son corollaire la victoire ou la défaite sont carrément absents et exclus entre les pièces sur l’échiquier. On peut en déduire que par l’absence d’un règlement établi et respecté, le Congo-Kinshasa va droit à sa disparition, voire à la mort. C’est le triomphe de la loi de la jungle.