Politique
vendredi décembre 15, 2017
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« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO

Ne nous leurrons pas. Dans un monde où ''l'argent a phagocyté le processus politique'', les Kabila et les Kagame trouveront toujours des alliés de leur processus d'extermination et de balkanisation du Congo-Kinshasa. La lutte pour les intérêts congolais devrait prendre en compte ce changement de paradigme au niveau des Etats nommés ''grandes puissances''. Ce que Guillaume Debré a remarqué après plusieurs années passées aux USA n'est pas une nouveauté. Cela date de l'après deuxième guerre mondiale.La lutte contre la démocratie populaire est une constante de la politique américaine. Croire que les USA vont soutenir une démarche de démocratie souveraine au Congo-Kinshasa est une illusion. Les conseilleurs de JOKA le savent. Ils savent que face à l'argent et aux intérêts bassement matérialistes, la vie humaine n'a pas de prix.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO 

Avoir comme coachs communs le NDI et la Fondation Buffet et chercher à mettre les masses populaires dans la rue peut être une réponse à leur instinct tanatophile. C'est leur permettre de voir les proys qu'ils soutiennent dans leur guerre de basse intensité (depuis 1990) exterminer une partie de la population congolaise qu'ils considèrent comme ''inutile'' et ''inutilisable''. Ils ont du mépris raciste à son endroit. Ils ont peur de sa croissance en nombre. Il est quand même curieux que nos compatriotes coachés ainsi que leurs partis politiques et ONG ne puissent pas se poser la question de savoir pourquoi ces agences (NDI, NED, USAID, OPEN SOCIETY) et les différentes fondations les subventionnant n'ont pas, jusqu'à ce jour, appeler à la création d'un Tribunal Pénal pour le Congo.

 

Depuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant que sujet souverain et acteur ayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encore de l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d'eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciser que le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre. Du moment qu'il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885. Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.

De plus en plus, des langues se délient et parlent des rencontres informelles ayant eu lieu entre le camp dit de l'opposition et celui dit de la Majorité Présidentielle. A entendre les uns et les autres, il semble que les questions supposées cruciales, c'est-à-dire celle du fichier électoral à actualiser et celle de l'argent à mobiliser, n'ont pas été au cœur de ces échanges. Non. Ces rencontres informelles ont planché sur ''la gestion du pouvoir-os'' à l'issue de ce que les deux camps présentent comme étant ''la fin du deuxième mandat de Joseph Kabila''.