Politique
samedi juillet 21, 2018
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''Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre'' (Jn 8, 32)

Une marionnette est constamment désignée aux Congolais(es) comme étant une véritable cible. Tel est le gros mensonge. Il en va de même de ce que l'on désigne par les trois décennies de ''la dictature de Mobutu''. Ceci est aussi un gros mensonge. Mufoncol Tshiyoyo y fait allusion dans un article. Et il écrit ceci : ''On ne peut continuellement affirmer que Mobutu avait fait plus de 32 ans au pouvoir, quand ce dernier, lui-même Mobutu, répondant à l’ambassadeur américain Bill Richardson, venu lui demander de quitter ce pouvoir que notre manière de raisonner lui attribue, va se plaindre auprès en lui disant, je cite : « C’est comme ça que vous (à savoir les USA) me remerciez après de loyaux services que " je", (c’est-à-dire Mobutu), vous (aux USA) ai rendus » ? Et il continue : '' Je sais que plusieurs ne se souviennent plus de cette phrase, mais je l’ai reprise pour essayer de construire le fond d’une pensée que je voudrais conséquente vis-à-vis d’abord d’elle-même. Qui est au pouvoir, ou qui était au pouvoir dans le cas de Mobutu ? Etait-ce Mobutu, lui-même, ou les USA pour le compte de qui il a toujours presté ses services ? '' ''

Du point de vue de son histoire, le Congo-Kinshasa demeure un pays passionnant. Il suscite de temps en temps des questions graves. Et il arrive que certaines prises de positions de ses filles et fils donne à penser. Tenez. ''Officiellement'', depuis la fin de l'année 2016, ce pays n'a plus d'institutions pouvant l'engager ni du point de vue national, ni du point de vue international.

''Le peuple gagne toujours'' R. TSHIMANGA

La tendance à ethniciser la guerre de basse intensité menée par les anglo-saxons et leurs alliés au Congo-Kinshasa et dans la sous-région des Grands-Lacs africains est tellement forte qu'après le meurtre extrajudiciaire de Rossy Tshimanga Mukendi, certains compatriotes voudraient tirer la conclusion selon laquelle ''la kabilie '' s'en prend uniquement aux balubas. Cette approche est fausse. Pour prouver sa fausseté, il est souhaitable de dresser la liste de tous les compatriotes assassinés, tués et massacrés tout au long de cette guerre perpétuelle.

 

L'histoire du Congo-Kinshasa, comme celle de plusieurs peuples du monde, est traversée par des moments de marche. Des moments au cours desquels les masses populaires se mettent ensemble debout soit pour refuser de mourir, soit pour dire le ras-le-bol face aux situations injustes, soit pour soutenir une candidature politique, soit pour organiser des manifestations religieuses, etc. Se mettre debout peut symboliquement signifier le refus de rester assis ou coucher et le désir de marcher, d'aller de l'avant, d'imaginer ou d'inventer ensemble un à-venir. C'est ''ressusciter'' pour ''une autre vie''.