Politique
samedi janvier 20, 2018
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« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO 

Avoir comme coachs communs le NDI et la Fondation Buffet et chercher à mettre les masses populaires dans la rue peut être une réponse à leur instinct tanatophile. C'est leur permettre de voir les proys qu'ils soutiennent dans leur guerre de basse intensité (depuis 1990) exterminer une partie de la population congolaise qu'ils considèrent comme ''inutile'' et ''inutilisable''. Ils ont du mépris raciste à son endroit. Ils ont peur de sa croissance en nombre. Il est quand même curieux que nos compatriotes coachés ainsi que leurs partis politiques et ONG ne puissent pas se poser la question de savoir pourquoi ces agences (NDI, NED, USAID, OPEN SOCIETY) et les différentes fondations les subventionnant n'ont pas, jusqu'à ce jour, appeler à la création d'un Tribunal Pénal pour le Congo.

 

Depuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant que sujet souverain et acteur ayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encore de l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d'eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciser que le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre. Du moment qu'il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885. Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.

De plus en plus, des langues se délient et parlent des rencontres informelles ayant eu lieu entre le camp dit de l'opposition et celui dit de la Majorité Présidentielle. A entendre les uns et les autres, il semble que les questions supposées cruciales, c'est-à-dire celle du fichier électoral à actualiser et celle de l'argent à mobiliser, n'ont pas été au cœur de ces échanges. Non. Ces rencontres informelles ont planché sur ''la gestion du pouvoir-os'' à l'issue de ce que les deux camps présentent comme étant ''la fin du deuxième mandat de Joseph Kabila''.

Depuis le début du faux processus de ''démocratisation du Congo-Kinshasa'' par ''la guerre raciste, de prédation et d'occupation'' interposée, une théâtralisation de la scène politique congolaise conduit à la prise en otage des masses populaires par ''un conglomérat d'aventuriers'' issu de cette guerre et rejoint par des ''faux opposants désargentés''(ou cupides), ''des vieux dinosaures mobutistes'' et des nouveaux riches de la société civile, présidents à vie des ONG au service de l'Open Society de George Soros.