Politique
jeudi avril 26, 2018
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Alors qu'on le croyait encore en Afrique du Sud, voilà Etienne Kabila qui se signale à l'Est de la RDC. L'aîné de Kabila a mis fin à son exil sud-africain depuis décembre dernier et a gagné les montagnes de l'Est de son pays à la tête d'un mouvement armé dont l'objectif est de mettre fin à la nouvelle dictature au Congo.

Depuis le début de la guerre d’agression contre laquelle notre pays résiste, il y a une double question que mes compatriotes posent régulièrement, à travers les conférences ou les émissions que j’anime : « Si nous luttons tous pour une même cause, pourquoi sommes-nous divisés ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous mettre ensemble ? »

 

Il nous semble difficile de comprendre l’assassinat de Floribert Chebeya sans le situer dans le contexte général de la guerre d’agression qui nous est livrée depuis 1996.  Pour rappel, cette guerre a, entre autres comme objectif, la balkanisation du Congo.

Il arrive que je ne comprenne pas la place que le Rwanda a réussi à gagner dans certains de nos cœurs et de nos esprits. Surtout quand, certains fils et certaines filles de notre peuple prennent « les bandits » qui gèrent ce pays comme modèles de discipline et de bonne gouvernance ! J’ai déjà entendu certains de mes compatriotes dire ceci : « Nous disons que les Rwandais volent chez nous. Mais eux volent et réussissent à construire leur pays. Et nous, que  faisons-nous de nos richesses éternellement potentielles. » Apparemment, cette question est sérieuse. A une condition : que voler soit devenue une valeur… Ils peuvent voler en tuant chez nous pourvu qu’ils construisent chez eux ! (Lire C.ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009) !