Politique
dimanche juillet 15, 2018
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Hier, vendredi 16 juillet 2010, dans une dépêche  intitulée « Zapatero cède aux critiques et renonce à s'afficher avec Kagame à Madrid », l’AFP rendait compte du lapin posé par Zapatero au président rwandais  Paul Kagame invité de l’ONU à une réunion sur la pauvreté en Espagne.  La dépêche rappelle que « la levée de boucliers en Espagne trouve son origine dans les mandats d'arrêt pour "génocide" lancés par un juge espagnol en février 2008 contre 40 militaires du régime de M. Kagame, accusés d'avoir fomenté des affrontements ethniques dans les années 90 pour s'emparer du pouvoir. Ces militaires sont accusés d'avoir sciemment déstabilisé le régime extrémiste hutu de Juvénal Habyarimana en place à l'époque, en commettant des actes terroristes avant de prendre le pouvoir. Le juge Fernando Andreu avait lancé des accusations détaillées contre M. Kagame, sans le poursuivre en raison de son immunité de chef d'Etat. »  Et « la réunion, initialement prévue au siège du gouvernement, a eu lieu à l'hôtel Ritz. » Quel est le nombre d’Espagnols sur lesquels porte l’enquête  du juge Fernando Andreu ?  La dépêche répond : « Le juge espagnol enquête notamment sur les assassinats présumés par les milices tutsies du Front patriotique rwandais (FPR), dirigées alors par M. Kagame, de neuf missionnaires et coopérants espagnols témoins de massacres. »

 

Dans son COMMUNIQUE DE PRESSE N° 033/RDC/VSV/ CD/2010, la Voix des Sans Voix exige entre autres aux pouvoirs publics RD Congolais de « procéder, en lieu et place d’une simple suspension à titre conservatoire du Général John Numbi Banza Tambo, Inspecteur Divisionnaire en Chef de la PNC , premier suspect, à son arrestation immédiate et sa mise à la disposition de la justice militaire à l’instar des autres suspects, et ce, en vue de mettre fin au régime des intouchables en RDC. » Ce communique supposerait que la Police Nationale dépend  du gouvernement congolais, par le biais du ministère de l’intérieur et de la sécurité.

Du «Bal des chauves» à celui des comploteurs, il n’aura fallu qu’un chemin à parcourir avec l’issu de la gigantesque farce du cinquantenaire célébrée avec faste par le régime de Kinshasa en compagnie de ses complices connus de tous. Au lendemain de cette fête à laquelle le peuple souverain n’avait pas été convié, les langues commencent à se délier quant aux millions engouffrés dans cette machine par rapport à la misère du quotidien. Cela sans oublier les cadeaux de valeurs offerts aux invités d’honneurs pour ne pas dire du déshonneur et leurs épouses qui ont fait vacillé tout le monde y compris la maison royale de Belgique… La parure des diamants et pierres précieuses reçue par la reine Paola de Belgique des mains de Joseph Kabila a été donné à la Fondation Royale du Royaume pour éviter un scandale  à la manière de diamants de Bokassa offert à Valérie Giscard d’Estaing de l’époque.

Pendant combien de temps allons-nous attendre une enquête impartiale, indépendante et crédible  sur l’assassinat de Floribert Chebeya ? Quels sont les critères qui pourront nous convaincre de l’impartialité, de l’indépendance et de la crédibilité de cette enquête ? Pourquoi les partisans de cette enquête n’écoutent-ils pas la rue, ces jeunes accompagnant la dépouille mortelle de la « voix des sans voix »  à sa dernière  demeure et criant « Kabila assassin au Congo » ?