Politique
dimanche octobre 21, 2018
Register

A Muntu wa Tshitelu

En créant notre Association « Les Amis de Floribert Chebeya », nous voudrions nous prémunir contre les effets immédiats de l’émotion provoquée par son assassinat. Nous voudrions éviter que la chute de l’émotion ne puisse entraîner la fin des démarches entreprises pour que toute la vérité soit faite sur ce crime crapuleux.  Poursuivant sa lutte, nous voudrions, à  travers cet article, apporter encore un peu plus de lumière sur le plan diabolique  des gouvernants actuels de Kinshasa au cœur duquel l’assassinat de Floribert Chebeya s’inscrit.

 

Dans la première partie de cet article, nous estimions qu’en cédant aux critiques la classe politique espagnole (et à celles des ONG), Zapatero (posant le lapin au Président Rwandais) constitue dorénavant une exception (rarissime) en Occident où Kagame est adulé malgré le sang qu’il ne cesse de verser.

Hier, vendredi 16 juillet 2010, dans une dépêche  intitulée « Zapatero cède aux critiques et renonce à s'afficher avec Kagame à Madrid », l’AFP rendait compte du lapin posé par Zapatero au président rwandais  Paul Kagame invité de l’ONU à une réunion sur la pauvreté en Espagne.  La dépêche rappelle que « la levée de boucliers en Espagne trouve son origine dans les mandats d'arrêt pour "génocide" lancés par un juge espagnol en février 2008 contre 40 militaires du régime de M. Kagame, accusés d'avoir fomenté des affrontements ethniques dans les années 90 pour s'emparer du pouvoir. Ces militaires sont accusés d'avoir sciemment déstabilisé le régime extrémiste hutu de Juvénal Habyarimana en place à l'époque, en commettant des actes terroristes avant de prendre le pouvoir. Le juge Fernando Andreu avait lancé des accusations détaillées contre M. Kagame, sans le poursuivre en raison de son immunité de chef d'Etat. »  Et « la réunion, initialement prévue au siège du gouvernement, a eu lieu à l'hôtel Ritz. » Quel est le nombre d’Espagnols sur lesquels porte l’enquête  du juge Fernando Andreu ?  La dépêche répond : « Le juge espagnol enquête notamment sur les assassinats présumés par les milices tutsies du Front patriotique rwandais (FPR), dirigées alors par M. Kagame, de neuf missionnaires et coopérants espagnols témoins de massacres. »

 

Dans son COMMUNIQUE DE PRESSE N° 033/RDC/VSV/ CD/2010, la Voix des Sans Voix exige entre autres aux pouvoirs publics RD Congolais de « procéder, en lieu et place d’une simple suspension à titre conservatoire du Général John Numbi Banza Tambo, Inspecteur Divisionnaire en Chef de la PNC , premier suspect, à son arrestation immédiate et sa mise à la disposition de la justice militaire à l’instar des autres suspects, et ce, en vue de mettre fin au régime des intouchables en RDC. » Ce communique supposerait que la Police Nationale dépend  du gouvernement congolais, par le biais du ministère de l’intérieur et de la sécurité.