Politique
jeudi avril 26, 2018
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Depuis le début de l’année 2010, une question taraude l’esprit de plusieurs compatriotes : « Faut-il commémorer les 50 ans de l’accession de notre pays à l’indépendance ? » (Cela même si, à plusieurs endroits, cette commémoration est déjà célébrée sans que nos points de vue aient été requis.) Les réponses à cette questions sont diverses et diversifiées. Avant d’en analyser quelques-unes, il nous semble bon d’indiquer qu’une certaine confusion est entretenue entre commémorer et fêter. Commémorer, selon le petit Robert, c’est rappeler par une cérémonie le souvenir de (une personne, un événement). Ce rappel peut revêtir plusieurs formes. Il peut être festif, méditatif ; il peut inciter un peut plus au recueillement qu’à la fête ; elle peut pousser à organiser des marches et d’autres manifestations bouillantes ; il peut combiner l’aspect méditatif et festif. Il peut se vivre sous forme de deuil, etc. Ce rappel peut se vivre individuellement, en famille, entre ami(e)s, en communauté, etc. Quand il s’agit de rappeler et de célébrer un événement, les lectures que ceux et celles qui l’ont vécu, ceux et celles qui s’y réfèrent ou leurs héritiers peuvent en faire peuvent être différentes. Les différentes formes de célébration sont dictées par ces différentes lectures.

Le mardi 20 avril 2010, nous apprenions par le canal de la Radio Okapi que le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Léonce Chirimwami Muderwa, avait démissionné officiellement le lundi (19 avril 2010) et que la directeur du cabinet du président de la République avait pris acte de cette démission. Depuis lors, cette province n’a pas encore organisé l’élection d’un nouveau gouverneur.

La première partie de cet article a été publiée avant que le député Jean Lucien Bussa ait conclu la question orale qu’il avait adressée au Premier Ministre Muzito. Cette conclusion a créé un débat sur ce qui serait considéré comme l’enrichissement illicite de Muzito si les faits soulevés venaient à être confirmés par une justice indépendante ( ?). Pour plus d’un compatriote ayant participé à ce débat, Muzito ne serait pas un bouc émissaire. Il ferait partie d’un réseau de criminels économiques et autres maffieux ayant décidé de mettre notre pays à genoux. Ces compatriotes reconduisent un lieu commun dans la mesure où les gouvernants actuels, à quelques exceptions près, sont une émanation du « conglomérat d’aventuriers » de l’AFDL ayant utilisé le processus (dit) démocratique pour se refaire une santé politique. Hélas ! Chasser le naturel, il revient au galop, dit-on.

En marge des Congolais(es) n’ayant pas cru dans le processus (dit) démocratique  enclenché chez nous en 2005-2008, il y en a qui, au sein des institutions issues de ce processus, disent leur frustration. Après les députés de l’Equateur et un groupe de députés du Kasaï-Occidental (Dominique Kanku, Alex Kande et Ndaye Nkondo),  Les honorables du Sud-Kivu, réunis au sein d’un caucus, ont adressé un mémorandum au Premier Ministre Muzito (le mardi 26 avril 2010).