Politique
samedi septembre 22, 2018
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Il nous semble difficile de comprendre l’assassinat de Floribert Chebeya sans le situer dans le contexte général de la guerre d’agression qui nous est livrée depuis 1996.  Pour rappel, cette guerre a, entre autres comme objectif, la balkanisation du Congo.

Il arrive que je ne comprenne pas la place que le Rwanda a réussi à gagner dans certains de nos cœurs et de nos esprits. Surtout quand, certains fils et certaines filles de notre peuple prennent « les bandits » qui gèrent ce pays comme modèles de discipline et de bonne gouvernance ! J’ai déjà entendu certains de mes compatriotes dire ceci : « Nous disons que les Rwandais volent chez nous. Mais eux volent et réussissent à construire leur pays. Et nous, que  faisons-nous de nos richesses éternellement potentielles. » Apparemment, cette question est sérieuse. A une condition : que voler soit devenue une valeur… Ils peuvent voler en tuant chez nous pourvu qu’ils construisent chez eux ! (Lire C.ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009) !

Hier, mercredi 26 mai 2010, voici ce que la VOA nous donnait comme information : « Le président Barack Obama a promulgué, lundi, une loi pour aider l’Ouganda et d’autres pays africains à combattre les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Les Etats Unis vont soutenir les efforts des gouvernements de la région qui tentent de mettre fin aux activités des partisans de Joseph Koni. Ce dernier fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, mais reste introuvable pendant que ses hommes sont accusés de perpétuer des atrocités en Ouganda, en RDC, en Centrafrique et au Sud-Soudan. » Cette information tombait après une prise de position claire et nette d’une ville américaine sur le drame que le Congo dit démocratique est en train de vivre. Le 20 mai 2010, un compatriote traduisait un texte anglais nous informant que « la Ville de Berkeley demande à Obama de tenir l’Ouganda et le Rwanda responsable pour leur implication directe dans les massacres en RD Congo. »  Ce texte indique qu’ « il a été demandé au Président américain, Barack Obama, de tenir l’Ouganda et le Rwanda responsable/ redevable pour leur implication directe dans les actions en RD Congo où il est dit que près de 45 000 personnes meurent chaque mois à cause du conflit dans lequel les deux pays sont impliqués. » En effet, « dans une lettre au Secrétaire d’État américain, Hillary Rodham Clinton, la Ville américaine de Berkeley en Californie dit que, pour les dernières treize années, près de six million d’hommes, femmes et enfants sont morts en RDCongo et des centaines de milliers ont été victimes du conflit dans lequel les armées de l’Ouganda et du Rwanda ont pris partie. » Cette lettre avoue que «  que le conflit a eu comme conséquences des atrocités inimaginables qui choquent profondément la conscience de l’humanité et menace la paix, la sécurité et le bien-être du Congo et de son peuple. »

 

A la fin de mon dernier  article intitulé « Qui gagnera les élections présidentielles de 2011 », je tirais cette conclusion : « De toutes les façons, un fait est sûr : « Les petits restes, les minorités organisées et les autres ascètes du provisoire Congolais luttent sur plusieurs fronts. Un temps viendra où ils vont étonner le monde entier. Les élections hypothétiques de 2011 ne sont pas gagnées d’avance.  L’erreur à éviter serait que le front gagnant puisse exclure les autres. Il y a là un travail anticipatif à abattre… » Certains compatriotes critiques de cet article se seraient contenter de lire le titre et de donner leur réponse à eux. Il y en a un qui a répondu : « Qui gagnera les élections présidentielles de 2011 ? Mais celui qui les organise ». Un autre a trouvé que pour une fois, j’écrivais un article ridicule. Il ne pouvais pas comprendre qu’après  l’échec de Jean-Pierre Bemba face à Joseph Kabila, je puisse prétendre qu’un autre Congolais fasse face au « raïs ». Un autre compatriote encore a estimé qu’il n’y avait que les armes qui pouvaient chasser les gouvernants actuels de la tête de notre pays.