Politique
jeudi août 17, 2017
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Après l’entrée des troupes rwandaises sur notre sol au mois de janvier 2009, Vital Kamerhe, alors Président de l’Assemblée nationale avait manifesté sa désapprobation sous forme d’étonnement.  Il avait dit que s’il s’avérait que l’entrée des troupes rwandaises sur notre sol sans que le Parlement en ait été informé était un fait réel, cela allait être grave. Vital était-il prophète ? Ce qu’il avait prédit s’était réalisé : Umoja Wetu n’a pas été un succès et nos populations ont payé un lourd tribut de cette opération entre les troupes de l’armée rwandaise, les démobilisés de cette armée opérant sur notre sol et ce qu’il nous reste des FARDC.

Kamerhe dégommé de la tête de l’Assemblée nationale a gardé un silence inquiétant sur la suite des événements après Umoja Wetu. Il se serait retiré en Afrique du Sud pendant tout  un temps (pour re-apprendre l’Anglais et la politique ?) et aurait même fait faux bond à « ses amis et ses vieux » de l’Assemblée nationale. Certains de ces derniers  ont été déçus du comportement de « leur ami ». Et tout à coup, Vital annonce sa tournée au Canada. Il affirme qu’il est prêt à répondre à toutes les questions qui lui seront posé. Mais pourquoi maintenant ?

Hier soir (lundi 01/0202010), sur l’initiative des étudiants Congolais de Louvain-la-Neuve, une centaine de compatriotes et quelques amis Belges ont pris d’assaut le studio 11 de cette institution universitaire pour revisiter ensemble un documentaire sur la mort de Patrice Emery Lumumba. Les temps forts de cette revisitation ont été la visualisation dudit documentaire, la lecture des discours tenus par le roi Baudouin, le Président Kasavubu et Patrice Emery Lumumba le 30 juin 1960, les commentaires de Ludo De Witte (auteur de L’Assassinat de Lumumba et de Tony Busselen (journaliste indépendant) ; un échange entre les Congolais et ces deux commentateurs a permis d’approfondir la question de la mort de notre héros national.

Des   sources dignes de foi, nous venons d’apprendre que les initiateurs du plan de la balkanisation du Congo n’y ont pas renoncé. Il paraît que certains pays occidentaux auraient casqué beaucoup d’argent  pour que ce plan aboutisse. Ils procèderaient « doucement ».

En ayant cette information, nous avons vite pensée aux questions soulevées par le Docteur Strizek lors de notre conférence à Möchengladbach le week-end dernier (le 16/01/2010).

Cet expert allemand de la sous-région des Grands Lacs « exclu » du débat public sur les questions qu’il maîtrise, après avoir dit clairement que Museveni et Kagame bénéficient jusqu’à ce jour du soutien des Américains dans leur lutte contre « le terrorisme soudanais » n’arrivait pas à comprendre que son pays, l’Allemagne, malgré un passé de génocide, puisse apporter son soutien à Paul Kagame dans ses aventures au cœur de l’Afrique. L’Allemagne a apporté, à travers l’une de ses églises protestantes, un soutien sans faille à l’Institut Pole, un haut lieu de blanchiment de Paul Kagame (de ses crimes) et dont le Conseil d’Administration compte un Allemand de  gauche (dont nous taisons le nom pour des raisons évidentes) parmi ses membres.

 

Dérive totalitaire dangereuse au Kasaï-Oriental. Ngoyi Kasanji, le gouverneur de cette province diamantifère pauvre est monté sur ses grands chevaux pour dire tout le mal qu’il pense de la chaîne de radio et télévision dénommée Radio Télévision Débout Kasaï, RTDK. C’était au cours d’une séance de communication tenue à l’intention des journalistes de la Ville de Mbuji-Mayi le jeudi 14 janvier courant.

 

Quel est ce péché dont s’est rendu coupable la RTDK ? Selon la Radio Okapi qui rapporte cette information, Ngoyi Kasanji accuse la RTDK d’altérer ou de refuser intentionnellement de diffuser ses activités. Le gouverneur de province a fait mention du refus catégorique de la RTDK, depuis un temps, de faire passer son image lorsqu’il préside les cérémonies officielles.

Alphonse Ngoyi Kasanji relève également que les journalistes de la RTDK ne traitent qu’une partie de l’information le concernant. Il estime que cela porte atteinte à sa personne en tant qu’autorité provinciale.