Politique
dimanche octobre 21, 2018
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Le court-termisme dans lequel s’enferment les gouvernants Congolais depuis les guerres de l’AFDL, du RCD et du CNDP risque d’avoir des conséquences graves dans un avenir assez proche. Notre pays risque de s’enfoncer dans une somalisation qui ne dit pas son nom.

Du côté des analystes et journalistes politiques, il arrive que nous soyons trop vite contents quand, sans une étude approfondie des stratégies  auxquelles recourent « les cosmocrates » et leurs supplétifs-bandits de grand chemin, nous croyons trop rapidement à leur rhétorique. Après qu’ils nous aient fait croire que la paix à l’Est de notre pays pouvait se passer de la justice, tous ces bandits ont été déversés dans les institutions du pays et dans l’armée. Aujourd’hui, nous sommes étonnés que Global Witness témoigne que le CNDP, l’un des bras armé du Rwanda, contrôle les sites des matières premières stratégiques de notre pays. Dans l’entretemps, aucune action (en justice ou parlementaire) n’est engagée contre les gouvernants ayant troqué nos matières premières et la vie de nos masses populaires contre une paix de cimetière !

Accompagné de son épouse, Etienne Tshisekedi a assisté ce dimanche 7 mars 2010 à la célébration œcuménique organisée par l'Udps pour commémorer les martyrs du 16 février 1992. Cadre: Eglise Saint Pierre de Jette à Bruxelles.

 

Intervenant à la fin de la messe marquée par l'interpelant sermon prononcé par Jean-Pierre Mbelu, l'un des concélébrants, Etienne Tshisekedi a, après avoir remercié les organisateurs, répondu à la question mise en exergue sur les divisions qui minent l'Udps. Sans aller par le dos de la cuillère, M. Tshisekedi a affirmé:" J'ai le malheur de répondre que l'Udps est en morceaux". Le président national de l'Udps a profité de l'occasion pour interpeller ses concitoyens venus nombreux à la paroisse Saint Pierre de Jette en les invitant à ne pas s'arrêter aux émotions ni à l'étape des murmures en secret, mais à passer aux actions. Il les a également exhorté à profiter de leur présence dans un pays démocratique comme la Belgique pour parler des problèmes du Congo à haute voix et non en coulisses. Car, a-t-il souligne, ce qui se passe dans notre pays est simplement inacceptable.

 

Le débat sur la dernière sortie médiatique sur l’ex-président de l’Assemblée nationale a pris une tournure telle que l’un de nos fora en ligne (Lecridesopprimés) s’est vu contraint de l’arrêter.

Nous, ayant déjà publié une première partie de cette étude, nous avons choisi d’aller au bout de notre réflexion.

De prime abord, soulignons qu’il y a, depuis la guerre dite de libération, quelque chose qui interpelle dans les débats sur les acteurs politiques aux affaires chez nous. Chaque fois que l’identité de l’un ou de l’autre est remise en cause, des « bien pensants » sortent de leur silence pour nous inviter à l’examen des idées et des valeurs dont ces acteurs politiques sont  porteurs et de laisser tomber le débat sur leur appartenance familiale et ethnique. Certains de nos partenaires occidentaux, incapables d’accepter à la tête de leurs institutions des candidats au passé sulfureux ou appartenant aux « ethnies ennemies »,  s’improvisent, à ce moment-là, donneurs de leçon de morale politique !

Ancien secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS), Remy Massamba séjourne à Bruxelles où il a rencontré Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l'Udps, pour une séance de travail qui s'est déroulée dans un hôtel bruxellois le jeudi dernier.

Un vent favorable ayant signalé à Congoone la nomination de Remy Massamba en qualité de coordonnateur de la Commission chargée de préparer le premier congrès de l'Udps, nous avons saisi l'occasion pour en avoir le coeur net et évoquer avec M. Massamba la problématique liée à l'organisation du congrès de l'Udps.

C'est volontiers que Remy Massamba s'est prêté à nos questions en parlant notamment de ses  relations avec son successeur Alexis Mutanda, du congrès de Righini et de prochaines élections au Congo à démocratiser.