Politique
samedi janvier 20, 2018
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Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.

Le triangle de la mort ou de destruction du Congo-Kinshasa comprend trois principales ligues, dont le modus operandi, à l’intérieur de chaque bloc, diffère de celui d’une compétition sportive normale. En effet, dans une concurrence sportive, les différents protagonistes sur le terrain du jeu jouent d’abord à l’affrontement. Et ce n’est que par la suite, après une dispute bien engagée entre des équipes opposées aux unes et aux autres, et lesquelles, selon les règles du jeu bien avant définies, essayent de gagner des points en vue de remporter chacune le tournoi en empochant le prix ou le trophée pour lequel elles concouraient. Mais au Congo-Kinshasa, tout fonctionne à l’envers, car ce genre de compétitivité qui se solde soit par un vainqueur, soit par un vaincu n’est pas à l’ordre du jour. Sur le terrain de jeu, au Congo-Kinshasa, l’antagonisme et son corollaire la victoire ou la défaite sont carrément absents et exclus entre les pièces sur l’échiquier. On peut en déduire que par l’absence d’un règlement établi et respecté, le Congo-Kinshasa va droit à sa disparition, voire à la mort. C’est le triomphe de la loi de la jungle.

« L'outil le plus puissant que détient l'oppresseur est la pensée de l'opprimé. » S. BIKO

Dans un pays où la référence à l'écrit était en train de disparaître, dans un pays où la majorité de compatriotes aime la rumba, Mzee Kabila avait compris que passer un message par le biais de la chanson fut une idée géniale. Mais certains musiciens ayant chanté ''Tokufa mpo na Congo'', après l'assassinat de Mzee Kabila, ont fait volte-face et sont devenus ''les amis de JOKA'', Cheval de Troie de Paul Kagame.Un revirement à 180%. Et la diaspora congolaise, une certaine diaspora congolaise, forte de son engagement dans l'émancipation politique de son pays, leur a livré une lutte sans merci. Néanmoins, cette lutte n'est pas répercutée au pays où l'abrutissement et la dégradation des masses populaires par ''les mipende'' interposées poursuit son petit bonhomme de chemin. Ironie du sort. Les héritiers de Munzihirwa, de Floribert Chebeya, du Père Vincent Mochozi, de Mamadou Ndala, de Kamwina Nsapu et de Lumumba ne baissent pas la garde. Minoritaires, ils réussissent, petit à petit, à déjouer, par le travail d'analyse et de l'intelligence, par leurs capacités organisationnelles, les pièges de l'ennemi.

 

La Majorité Présidentielle (MP) est composée de plusieurs partis politiques dont le plus important est le PPRD. On pourrait s’imaginer, en toute logique, qu’ils se réunissent, discutent et prennent résolument des décisions qu’on peut supposer mûrement réfléchies. Ses acteurs ont pour la plupart d’entre eux une expérience aguerrie. Et, ils peuvent, sans nul doute, revendiquer un certain savoir-faire politique. L’art et les subtilités du métier auraient dû les amener à bien diagnostiquer la situation factuelle et à trouver des solutions idoines pour ne pas tomber dans l’impasse dans lequel le pays est plongé depuis un bout de temps sans connaitre quelle en sera l’issue.