Politique
dimanche novembre 18, 2018
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Hier soir (lundi 01/0202010), sur l’initiative des étudiants Congolais de Louvain-la-Neuve, une centaine de compatriotes et quelques amis Belges ont pris d’assaut le studio 11 de cette institution universitaire pour revisiter ensemble un documentaire sur la mort de Patrice Emery Lumumba. Les temps forts de cette revisitation ont été la visualisation dudit documentaire, la lecture des discours tenus par le roi Baudouin, le Président Kasavubu et Patrice Emery Lumumba le 30 juin 1960, les commentaires de Ludo De Witte (auteur de L’Assassinat de Lumumba et de Tony Busselen (journaliste indépendant) ; un échange entre les Congolais et ces deux commentateurs a permis d’approfondir la question de la mort de notre héros national.

Des   sources dignes de foi, nous venons d’apprendre que les initiateurs du plan de la balkanisation du Congo n’y ont pas renoncé. Il paraît que certains pays occidentaux auraient casqué beaucoup d’argent  pour que ce plan aboutisse. Ils procèderaient « doucement ».

En ayant cette information, nous avons vite pensée aux questions soulevées par le Docteur Strizek lors de notre conférence à Möchengladbach le week-end dernier (le 16/01/2010).

Cet expert allemand de la sous-région des Grands Lacs « exclu » du débat public sur les questions qu’il maîtrise, après avoir dit clairement que Museveni et Kagame bénéficient jusqu’à ce jour du soutien des Américains dans leur lutte contre « le terrorisme soudanais » n’arrivait pas à comprendre que son pays, l’Allemagne, malgré un passé de génocide, puisse apporter son soutien à Paul Kagame dans ses aventures au cœur de l’Afrique. L’Allemagne a apporté, à travers l’une de ses églises protestantes, un soutien sans faille à l’Institut Pole, un haut lieu de blanchiment de Paul Kagame (de ses crimes) et dont le Conseil d’Administration compte un Allemand de  gauche (dont nous taisons le nom pour des raisons évidentes) parmi ses membres.

 

Dérive totalitaire dangereuse au Kasaï-Oriental. Ngoyi Kasanji, le gouverneur de cette province diamantifère pauvre est monté sur ses grands chevaux pour dire tout le mal qu’il pense de la chaîne de radio et télévision dénommée Radio Télévision Débout Kasaï, RTDK. C’était au cours d’une séance de communication tenue à l’intention des journalistes de la Ville de Mbuji-Mayi le jeudi 14 janvier courant.

 

Quel est ce péché dont s’est rendu coupable la RTDK ? Selon la Radio Okapi qui rapporte cette information, Ngoyi Kasanji accuse la RTDK d’altérer ou de refuser intentionnellement de diffuser ses activités. Le gouverneur de province a fait mention du refus catégorique de la RTDK, depuis un temps, de faire passer son image lorsqu’il préside les cérémonies officielles.

Alphonse Ngoyi Kasanji relève également que les journalistes de la RTDK ne traitent qu’une partie de l’information le concernant. Il estime que cela porte atteinte à sa personne en tant qu’autorité provinciale.

La magie de l’Internet nous permet de réentendre le discours de Patrice Emery Lumumba ayant jetée de l’huile sur le feu de ses bourreaux. Il arrive, qu’à peu près cinq décennies après sa mort, nous entendions les propos du genre : « Lumumba était un immature politique ; il lui manquait du réalisme politique ; etc. » Avec la magie de l’Internet, quand nous visualisons le passage entre le discours du Roi Baudouin et celui de Lumumba, nous nous rendons compte que ce dernier ose une parole vraie à contretemps. Il improvise un discours dont le contenu met à nu des pratiques odieuses cachées derrière le mot « civilisation ».

 

Oser une parole à contretemps, c’est enfreindre les règles convenues : celles qui vous confèrent un statut et une place dont vous ne devez, dans l’entendement de vos « maîtres » vous départir. Dans ce contexte, le manque de réalisme signifie le refus de la langue de bois. Un refus fondé sur un nationalisme incontrôlable et un courage « sorcier », soutiens d’une lutte ardente et idéaliste.