Politique
samedi janvier 20, 2018
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Congolais, il est temps de changer d’option car demain il sera trop tard…

Craignant d’être emportés par le vent dit de la perestroïka, Mobutu et les siens, ayant perçu le danger à venir, se métamorphosèrent à travers le discours de Mobutu du 24 avril 1990. Et ce qui était en train de devenir le défunt MPR-parti-État se démultiplia en plusieurs rejetons, lesquels se repositionnèrent dans la blanchisserie de Limeté. Et faisant suite à ce positionnement nouveau, au Bureau exécutif de l’Union Sacrée de l’Opposition dite radicale, nous avons fini par avoir comme collègues de travail, dans les instances et structures de réflexion, des noms tels que les Nguz et autres. C’est dans ce contexte que vint l’année 1991. À l’horizon se profile un dialogue politique comme les Congolais les ont depuis adorés.

 

Le macrocosme politique de la RDC a bougé depuis le retour au pays d’Etienne Tshisekedi, le mercredi 27 juillet 2016. Ce retour, en chair et en os, du sphinx de Limete a redonné de la voix à la population qui ne savait plus exactement sur quel pied danser. Tant, sur le plan politique, plusieurs projets contradictoires entre eux affichaient des ambitions des uns et des autres, d’un côté et de l’autre, on pouvait noter l’émergence d’autres leaders, l’émergence d’autres cartels. Pour tout compliquer, le chemin vers la démocratisation est parsemé, comme jamais, d’embûches. En fait, tout peut arriver et à tout moment, car l’horizon est véritablement truffé de beaucoup d’inconnus.

Le 29, le 30 et le 31 juillet 2016, la capitale congolaise, Kinshasa, a connu une vie politiquement et socialement mouvementée. Trois manifestations (mobilisations) ont été organisées. La Majorité (dite) Présidentielle a mobilisée ses militants au stade du 20 mai le 29 ; ''le forum citoyen congolais'' a réuni ses forces vives au Centre Nganda le 30 et ''l'opposition politique'' a accueilli ses millions des partisans sur le boulevard triomphale le 31.

Il est quand même curieux que les coalitions et rassemblents congolais ayant vu le jour ces derniers temps ne puissent pas donner l'impression de recentrer le débat sur ces enjeux essentiels : la prédation, le pillage des terres, des mers et des forêts, l'enrichissement sans cause, l'accaparement patrimonialiste des biens communs, etc. Ils ne sembent pas avoir compris que ''le génocide congolais'' n'est pas un acte patriotique. Ce sont des sacrifices orchestrés par ''les chasseurs des matières premières''. Ils sont là avec leurs clients pour le coltan, le diamant, l'or et le cobalt. C'est une vérité aussi vielle que le temps ; “On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels.''