Politique
mardi octobre 17, 2017
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Les mercenaires sont utiles à l'entretien de la mort et de l'appauvrissement des masses populaires là où ''les oligarques d'argent'' appartenant aux ''Etats profonds anglo-saxons'' veulent imposer la loi du marché ultralibéral. ''Les sanctionnés'' au Congo-Kinshasa sont des ''idiots utiles'' au marché ultralibéral. Il se pourrait que d'autres, préparés pour prendre le relais, soient petit à petit prêts.

Dès qu'ils seront réellement prêts, ''les actuels idiots utiles'' vont sauter ou par l'intensification de ''la guerre par morceau'' ou par ''la CPI''. Et nous allons applaudir à la musique du changement de mercenaires. Nous danserons en chantant : ''Libérés, libérés, libérés''.

Clément Kanku aurait eu des échanges avec l'un des siens opérant sur terrain à Tshimbulu. Qui était-il à ce moment-là ? Un ''Ministre'', semble-t-il. Qui devient ''sinistre'' (pardon ''Ministre'') au Congo-Kinshasa depuis ''la guerre de prédation'' de l'AFDL ? Des criminels de guerre ; des criminels contre l'humanité ; des assassins axtra-judiciaires ; bref des ''petites mains'' du capitalisme ensauvagé impunies au pays de Lumumba depuis plus de deux décennies. Aurait-il cru que torpiller les appels à la protection des terres ancestrales, à la justice sociale et à l'arrêt au pillage du pays par des étrangers tels que lancés par Kamwina Nsapu l'aiderait à se maintenir parmi ''les crocodiles'' ? Cela est possible. Si cela était vrai, Kanku ne serait pas une exception. Des membres du RCD/Goma, du MLC, du M23, de l'AFDL, de Mayi-Mayi Bakata de Gédéon Kyungu Mutanga ont intégré certaines structures et institutions de ''l'Eat manqué et raté'' congolais. Il se pourrait aussi que les choses soient plus compliquées que nous ne le pensons à première vue, après avoir auditionné ou lu l'échange de Kanku avec son ''ami''. Un échange où apparaît le nom d'alias Joseph Kabila.

N'attendons pas que Ntambwe, Nsafu et Mukebayi meurent pour que nous puissions admirer le travail d'éveil des consciences qu'ils abattent sur place au Congo-Kinshasa. Même si, écrire sur le trio Eleizer-Daniel-Mike ne signifie pas que nous partageons toujours leurs analyses et certaines de leurs orientations politiques. Nous voulons seulement souligner leur capacité de s'inscrire dans la longue lignée de ''leurs ancêtres'' ayant compris que le Congo-Kinshasa est en lui-même une cause pour laquelle ses dignes filles et fils peuvent verser leur sang dans un monde où les vampires ayant peur de ''la lumière'' ne jurent que par son extinction. Ce trio renforce nos convictions selon lesquelles les minorités congolaises organisées et structurantes finiront par avoir raison, sur le temps long, de ''conglomérats d'aventuriers'' au service de la néocolonie au cœur de l'Afrique.

 

Il n'est pas rare que le monde entier se moque des Congolais(es). Il est rare que ceux qui se moquent des Congolais(es) fassent, au même moment, une relecture de l'histoire du Congo-Kinshasa. Rares sont les citoyens du monde pouvant se rappeler que ce pays a connu, sous Léopold II, des mains coupées. C'est-à-dire un esclavage exterminant des Congolais(es)  incapables de fournir la quantité de caoutchouc indispensable à l'industrie automobile occidentale selon les administrateurs du Roi des  Belges. Le Congo et les Congolais(es) ont réussi à survivre à cette traite négrière. Et ce pays a fourni  aux USA l'uranium dont ils ont fait usage pour gagner, en partie, la deuxième guerre mondiale. Comment a-t-il été payé ? En monnaie de singe. Les Anglo-saxons, bénéficiaires de la victoire sur les Nazis, ont participé à l'assassinat du premier ministre Congolais issu des élections au suffrage universel, Patrice Emery Lumumba, en janvier 1961. Ainsi ont-ils créé, ce que Frantz Fanon dénomme, ''la désorientation existentielle''. Avec la complicité de certains congolais.