Politique
mercredi juin 28, 2017
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Plusieurs compatriotes avaient déconseillé ''le dialogue'' avec ''le Cheval de Troie'' du Rwanda. A la sortie du ''Rassemblement de Genval'', plusieurs compatriotes l'ont remis en question. Je fais partie de ceux qui ont été copieusement insultés pour avoir participé à cet exercice de la pensée. Le développement de ''la politique-Tshididi'' au pays  semble donner raison aux compatriotes ayant tiré une sonnette d'alarme à la  naissance de ce ''Rassemblement''. Soit ! Il est là. Divisé en deux ailes. Une aile reconnue par la CENCO et une autre dont un membre vient d'être nommé ''Premier Ministre'' pour l'amusement de la galerie. Plusieurs compatriotes sont d'avis que la multiplication des nominations des Premiers Ministres débauchés de leurs partis politiques sous la dictature de Mobutu n'a rien apporté de salutaire au pays de Lumumba. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, alias Joseph Kabila ne va pas inventer la roue.

                                                   

''Mukupa kawutu wamana mbua'', nous rappelle Dikita

(La rage n'extermine pas les chiens)

Aller s'agenouiller ou s'incliner devant un mercenaire occupé à exterminer les Congolais(es) est un signe à la fois d'esclavage volontaire, de lâcheté et de trahison de la cause congolaise. Ce geste de soumission peut avoir des incidences négatives sur certains résistants luttant contre l'imposture. Il peut les dérouter. Dieu merci ! Il est souvent posé par ceux et celles qui, depuis 1996, ''ont choisi alias Joseph Kabila'' Ils restent égaux à eux-mêmes. Ils sont constants. Même s'il leur arrive, après ces agenouillements serviles, de dire : « Le peuple d'abord ».

Comment alias Joseph Kabila pourrait-il continuer à parler des Congolais(es) dont il a bafoué la dignité pendant bientôt deux décennies  en termes de ''mes chers compatriotes''.

Oui. Alias Joseph Kabila a ''ses compatriotes'' : ces Congolais(es) en pagne wax et en costume et cravate ayant fait partie de son clan et de son réseau de prédation. Les uns sont devenus  ses tambourinaires et ses thuriféraires. Les autres se sont convertis en opposants de pacotille. Tous appartiennent, à quelques exceptions près, à ''la famille  de ses chers compatriotes''. Ils appartiennent les uns à ''la République de la Gombe'' et les autres à ''la République de Kingakati''.

En  passant en revue les différents moments de ''négociation des accords'' au Congo-Kinshasa, un constat saute aux yeux : ces moments n'ont jamais conduit à la cessation de ''la guerre par morceau'' que les anglo-saxons mènent  dans ce pays par des sous-traitants interposés depuis les années 1990.