Politique
mercredi octobre 27, 2021
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C’était le premier événement en grand pompe qui devait annoncer la vraie consistance de l’opposition du duo Martin Fayulu et Adolphe Muzito. On aurait voulu qu’il eusse lieu, sans entraves, pour refléter l’État de droit prôné par le régime de Félix Antoine Tshisekedi. Malheureusement, au pays de Mfumu Kibangu, il est extrêmement difficile, ces derniers temps, d’arriver à un consensus politique.

Ce mois de septembre 2021 risque d’être incandescent en R.D. Congo. Deux enjeux politiques ayant comme soubassement les élections de 2023 sont à surveiller particulièrement :  la désignation du président de la commission électorale indépendante, (CENI) et la marche programmée de Lamuka.

S'il y a une étiquette qui restera longtemps collée à Martin Fayulu Madidi, ça sera celle de « Président élu ». Celle-ci l’accompagne désormais partout et il est à se demander si elle ne figure pas sur ses cartes de visite. Derrière l'étiquette, il y a bien sûr l'homme politique. Il affiche son caractère : celui d'un politicien constant, selon un certain profil. Il est un vrai battant. Soldat du peuple d'abord, puis, Commandant suprême de ce même peuple qui l’aurait élu en 2019 avec 62,11 % et qui continue encore à lui vouer entièrement confiance, selon ses propres dires.

Comment faisons-nous pour oublier, en une soirée, en une journée, toute l'histoire récente de notre pays ? Comment faisons-nous pour verser dans l'injure facile et dans ''la guerre tribaliste'' l'espace du retrait de deux signatures d'un accord accompagné des ''lettres d'engagement'' en refusant de questionner et ''les acteurs pléniers'' et ''les acteurs apparents'' ? Comment faisons-nous pour que l'espace d'une soirée, nous perdions de vue le mode opératoire de ''l'autre'' et de ses sous-fifres ?