Politique
lundi septembre 20, 2021
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Comment alias Joseph Kabila pourrait-il continuer à parler des Congolais(es) dont il a bafoué la dignité pendant bientôt deux décennies  en termes de ''mes chers compatriotes''.

Oui. Alias Joseph Kabila a ''ses compatriotes'' : ces Congolais(es) en pagne wax et en costume et cravate ayant fait partie de son clan et de son réseau de prédation. Les uns sont devenus  ses tambourinaires et ses thuriféraires. Les autres se sont convertis en opposants de pacotille. Tous appartiennent, à quelques exceptions près, à ''la famille  de ses chers compatriotes''. Ils appartiennent les uns à ''la République de la Gombe'' et les autres à ''la République de Kingakati''.

En  passant en revue les différents moments de ''négociation des accords'' au Congo-Kinshasa, un constat saute aux yeux : ces moments n'ont jamais conduit à la cessation de ''la guerre par morceau'' que les anglo-saxons mènent  dans ce pays par des sous-traitants interposés depuis les années 1990.

Il n'est pas possible de sortir de ''la logique de confrontation'' ou de la résistance face  des sous-traitants de l'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Les preuves abondent. Il y a un semblant de ''gouvernement d'union nationale'' et les massacres des Congolais(es) sont perpétrés à travers plusieurs coins du pays. Badibanga est ''premier ministre'' et le Kasaï est à feu et à sang. Il a oublié les fosses communes de Maluku. Une occupation néocoloniale et néolibérale recourt à l'oppression et à la répression pour dégrader les êtres humains ou les convertir en des ''êtres inutilisables'', en des ''indigents'' bons pour les fosses communes ou corvéables à souhait. C'est son ADN.

 

 

Nous avons  une chance énorme. Il arrive que certains compatriotes nous livrent au grand jour les secrets de la guerre d'usure que notre pays connaît depuis  bientôt plus  de deux décennies. Nous avons toujours soutenu que la guerre imposée aux Congolais(es) est aussi une guerre d'usure. C'est-à-dire qu'elle tient, sur le temps long, à casser tous les ressorts de notre résistance collective contre le maintien de notre pays dans un statut de ''néocolonie''. Cette guerre  corrompt, dans les cœurs  et les esprits, toute capacité de rebondir, toute capacité de résilience et de compréhension profonde de ce qui se passe. Chez des compatriotes où cette capacité est complètement anéantie né le désir de ''cohabiter'' avec les mercenaires et les autres bourreaux des masses populaires congolaises sous l'instigation des ''maîtres du monde''.